Un printemps en Norvège

Comme d’habitude le voyage commence par 1500 km d’autoroute CH-D-DK. Le T6 adore se défouler dans la lutte avec les grosses limousines. Lutte vaine et inutile, car le temps n’est pas compté me rappelle Annelise qui me verbalise chaque fois que je dépasse les 180. Autant que possible j’évite la piste de droite pour laisser passer les bolides. Je prévois toujours 3 jours pour prendre le ferry à la pointe du Danemark.

De voir le MS Norröna prendre la mer pour l’Islande me rappelle de si bons souvenirs. La prochaine fois ? Oui, mais aujourd’hui, c’est le ferry rapide Hirtshals – Kristiansand qui arrive enfin au port.

Un beau catamaran rouge et blanc. Je ne savais pas encore que ce pur-sang allait nous faire un rodéo pendant deux bonnes heures.J’aime les soirées sur l’eau sombre et déguster un bon repas. Mais d’habitude le serveur ne nous sert pas de cornet pour restituer le diner…

J’essaie de fixer l’horizon pour ne pas être malade. Je n’arrive plus à le suivre tellement il bondit dans tous les sens. Même plus la force de parler. On est tous blanc-verdâtre avec la bouche qui se demande si l’estomac ne va pas s’échapper au prochain bond. Le capitaine a fait un détour pour longer les côtes norvégiennes. Bonne initiative, les vagues sont moins impressionnantes, et avec le calme revenu, je profite des déserts pour remplacer le diner envolé dans la tempête.

Très étonné de retrouver à l’arrivée notre California, “Solfar” de son petit nom, qui n’a pas bronché d’un centimètre. Débarquement avec tellement de retard que les douaniers nous regardent filer sans nous souhaiter la bienvenue.

Premier rendez-vous avec le cap ouest à Lindesnes. Le Nordkapp est encore bien lointain car notre chemin est tortueux comme les côtes norvégiennes. Savez-vous que la Norvège possède le plus long littoral du monde après le Canada ? 84’000 km, heureusement la route côtière est raccourcie d’un nombre incalculable de pont vertigineux, de tunnels qui descendent sous la mer et plus poétique: de nombreux ferry.

J’avais prévu le voyage en sens inverse en passant par les pays Baltes et en profitant largement de la Finlande au printemps lors du dégel des lacs, l’arrivée des migrateurs et le réveil des ours.

Dommage car le sud de la norvège est plus agréable en juillet. Avantage du printemps: on est seul sur les routes.

Bon, on continue notre grand huit sur la route 41 jusqu’à Amli pour la nuit. En fait le camping au bord de la rivière est si plaisant que l’on reste un peu.

 

Camping à la ferme

Seul sur ce magnifique paysage que nous offre le Camping à la ferme à Amli

Le Sud de la Norvège est très appréciés des Norvégiens pour leurs vacances estivales. En mai, c’est encore le calme avec une météo changeante des plus plaisantes à chaque heure différente. 

Pour moi, la qualité n’a pas de prix. Pourquoi je ferais des économies de camping au détriment du plaisir d’ouvrir sa porte sur des paysages naturels ?

Eglise en bois debout

Non ce n’est pas au mois de mai. La Norvège est très belle en hiver, ici à Heddal en janvier 2018.

Et ci-dessous en mai 2019.

L'église de Heddal se trouve le long de la E-134 à l'ouest de Notodden, sur le chemin de Seljord-Haugesund
La plus grande église en bois debout de Norvège construite dans les années 1200

Grâce à l’intérêt des Vikings pour la construction des bateaux et des maisons, la technique et la tradition de la sculpture sur bois ont continué à se développer. Le travail du bois a atteint son apogée avec les églises en bois debout.

Il existe plusieurs types d’églises en bois debout, ou stavkirke, mais elles ont toutes en commun des poteaux d’angle (stavers) et une charpente de bois avec des planches murales posées sur des pièces d’assise. Leurs murs ainsi construits sont connus sous le nom de murs en bois debout, d’où le nom d’église en bois debout.

 

Place nature au bord de la rivière.  découverte avec l’application Park4Night à 500m de l’église de Haddal.

Magnifique canal du Telemark

Magnifique canal du Telemark 

Le canal de Telemark – l’une des plus belles voies navigables du monde. Le canal de Telemark a été creusé dans la roche il y a plus de 100 ans. Lorsque le canal a été achevé en 1892, il a été appelé la “huitième merveille”.

Le canal relie la côte du Telemark à l’intérieur par huit écluses à une distance de 105 km de Skien à Dalen. Il se compose de deux voies navigables qui serpente d’un lac à l’autre entre Skien-Dalen et Skien-Notodden. 

Désolé © 2019 Jean-Daniel Borgeaud