Couleur et contraste

etoile

Le contraste n’est pas qu’une affaire d’exposition et de gamme tonale.
Il affecte l’intensité des couleurs, et dans les Images très contrastées il faut préserver les couleurs.

Contraste des couleurs

Le contraste dans une photographie en noir et blanc, c’est simplement la différence entre les parties les plus claires et les plus sombres d’une scène. Mais, en photographie en couleur, bien qu’ombres et lumières demeurent importantes, les relations entre les couleurs et leurs variations d’intensité constituent de nouveaux éléments de composition. Des contrastes hardis de teintes, pourvu qu’ils soient équilibrés, donnent des effets spectaculaires, même sans ombres ni lumières.
Les couleurs contrastant le plus sont opposées dans la roue des couleurs. Bien que les primaires, rouge, verte et bleue, soient nettement délimitées, des contrastes encore plus saisissants sont obtenus entre rouge et cyan, vert et magenta, et bleu et jaune. L’effet de ces combinaisons a une base psychologique, les longueurs d’onde des différentes couleurs ne se focalisant pas au même moment au fond de l’œil. La distance focale est plus grande pour les rouges et les jaunes que pour les bleus et les verts. Quand nous regardons ces couleurs mélangées, l’œil effectue des mises au point constantes pour compenser les différences de longueur d’onde.
De grandes surfaces de couleurs contrastées, luttant les unes contre les autres sur une image, lui donnent un double intérêt sans cesse renouvelé, et tendent à écraser l’espace, créant ainsi un dessin pur. Par ailleurs, une petite touche de couleur vive est accentuée si elle est placée à côté d’une teinte contrastante, et c’est un phénomène à exploiter. Il est toutefois important de se souvenir que, lorsqu’ombres et lumières entrent en jeu, la zone fortement éclairée peut donner des contrastes si forts que votre caméra ne pourra les rendre. Et les couleurs risquent d’être altérées. Pour éviter cela, il faudra prendre des dispositions spéciales.

L’exposition est une affaire de couleurs

Trop courte, elle donnera des couleurs sombres et sales, trop longue, elle les délavera. On pense souvent que la couleur est une affaire de teinte et de saturation, et que la luminosité est à part, mais c’est faux, en photographie comme dans la nature, la couleur est définie par les trois paramètres, et la saturation et la luminosité dépendent de l’exposition. La couleur dépend donc de la gamme de contraste,
Un contraste fort a toujours été un problème en photographie, parce que la gamme dynamique des matières (pellicule, capteur ou papier) est très éloignée de la sensibilité de l’œil aux couleurs, de plus, les capteurs numériques ont une réaction linéaire à la lumière. Les photosites se remplissent chacun en proportion de la lumière qui les atteint. C’est-à-dire qu’ils sont vite surexposés.
Mais il existe des solutions. Pourvu que les pixels aient capturé une certaine valeur (un peu au-dessus de 0 et un peu en dessous de 255), on peut récupérer ces valeurs et les enrichir. Le conseil traditionnel pour la pellicule convient aussi au numérique, réglez l’exposition en fonction des couleurs vives, et ne vous occupez pas des ombres. Cela fonctionne jusqu’à un certain point, SI les zones d’ombre sont restreintes ou peuvent être noir uniforme. Sinon, il y a deux techniques utiles pour restaurer les valeurs de couleur sur une gamme de luminosité étendue. L’une est d’utiliser le mode raw, qui vous donne une latitude d’exposition de 4 IL en postproduction. L’autre est le bracketing enregistrer au moins deux versions de la même Image avec différentes expositions afin de capturer les détails des accents de lumière dans l’une et les détails sombres dans l’autre. Pour cette seconde technique, l’appareil et le sujet doivent rester immobiles entre les prises de vue.
Avec une Image raw, l’optimisation des couleurs est plus efficace qu’avec un format TIFF ou JPEG normal à 8 bits. On peut même l’utiliser pour créer deux versions de la même Image (l’une avec une exposition minimale, et l’autre maximale) qui serviront à corriger les tons.
Quelle que soit la façon dont vous avez obtenu les Images, l’étape suivante est de les mélanger afin de combiner les détails des ombres et des accents de lumière.

NivŽole

Nivéole

Cette image douce est pourtant assez contrastée pour faire ressortir les goutes d’eau qui lui donne un air de lutin. Le contraste un peu accentué, permet également de faire disparaitre le voile grisâtre présent sur une image sans lumière directe.

Bergerie

Sous un soleil de plomb, le contraste est trop élevé et même inapproprié à la prise de vue. Mais il permet de renforcer et embellir souvent les constructions. En ville ou ici dans le Val d’Anniviers pour cette bergerie c’est une lumière directe et vive que j’apprécie. Avec un bémol majeur sur cette photographie, l’ombre projetée donne d’un côté des lignes graphiques intéressantes, mais hélas, la porte de mélèze rouge passe inaperçue.

Deux couleurs ensemble réagiront à la présence l’une de l’autre. Il s’agit en définitive, d’une question de contraste.

JeanDa2010072708916
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