Grand tétras

Tu te rends compte ! Il faut allez au bout du monde pour rencontrer nos coqs de bruyère.

En haut près de la Laponie en Carélie, en Ostrobotnie et dans le Kainuu j’ai vu les grands tétras. Il y en a partout, même en bordure des routes.

Ici dans le Jura il en reste un ici l’autre là. Mais on ne le dit pas, c’est interdit. Seuls les observateurs privilégiés peuvent sur autorisation les déranger.

Combien en restent-ils franchement ? et que fait-on pour leur survie ?

Il existe encore en Suisse quelques surfaces importantes qui présentent une bonne qualité d’habitat pour le Grand Tétras, tout en étant suffisamment peu productives pour que la dynamique naturelle ne modifie que très lentement leur structure forestière. Dans ces forêts, on peut estimer que les effectifs se maintiendront à court et moyen terme même sans mesures d’amélioration de l’habitat, à condition que les populations soient suffisamment protégées contre les dérangements.

De part ses grandes exigences très strictes en faveur des peuplements forestiers âgés peu fragmentés, de vastes surfaces et avec un faible dérangement humain, le grand tétras est considéré comme une espèce parapluie. Sa conservation revêt par conséquent une importance majeure et la gestion des habitats en sa faveur devrait bénéficier à de nombreuses autres espèces forestières également menacées, telles que la chouette de chevêchette et la bécasse des bois.

Canton de Vaud, développement durable